fbpx
5 conseils pour gérer le facteur temps dans la formation

5 conseils pour gérer le facteur temps dans la formation

À l’heure du microlearning, beaucoup d’apprenants souhaitent apprendre plus rapidement. Dans cette septième vidéo sur l’engagement des apprenants, Jérôme Wargnier nous donne 5 conseils pour ne pas perdre nos apprenants dans l’espace-temps.

Le facteur temps est critique en matière d’engagement. On ne compte plus les apprenants, plein de bonne volonté au départ, qui s’arrêtent au milieu de leur parcours de formation parce qu’ils doivent faire face à un pic de charge ou parce qu’un déplacement les a fait décrocher pendant une semaine et qu’ils ne voient pas comment ils pourront rattraper leur retard. Le taux d’abandon dans les premières semaines des MOOC illustre clairement ce phénomène.

Pour ne pas compter seulement sur la motivation initiale, voici cinq conseils pour prendre en compte le facteur temps dans l’engagement de nos publics de formation.

 

1. Calculer la charge de travail

Dès la phase de conception, il faut calculer rigoureusement la charge de travail nécessaire pour réaliser chaque activité de notre parcours. Ensuite, il conviendra de rencontrer les managers pour qualifier la disponibilité de leurs collaborateurs et identifier les périodes de forte activité. Sur ces bases, nous allons valider la faisabilité, soit en retravaillant le parcours pour réduire la charge, soit en augmentant sa durée.

2. Découper le parcours en étapes

Lorsque le sujet le permet, il est préférable de découper le parcours en étapes. Un apprenant qui constate qu’il a pris un retard qu’il considère irrattrapable est tenté de laisser tomber complètement. Avec le bon découpage, nous lui donnons la possibilité de sauter une étape en lissant la charge… et surtout d’être au départ de la suivante.

3. Définir le bon rythme

Si la charge est importante, le rythme est essentiel. Il faut trouver le juste équilibre entre la vitesse qui préserve les apprenants de l’ennui et la précipitation qui génère des décrochages. C’est un vrai challenge, surtout si l’on souhaite en plus positionner ici et là quelques jours pour gérer les imprévus.

4. Communiquer le temps nécessaire

Tous ces ajustements pour adapter la formation à la disponibilité des apprenants seraient vains si nous ne les communiquions pas dès l’introduction du parcours. Nous allons annoncer clairement la charge de travail nécessaire pour aller au bout du dispositif, et prodiguer des conseils en termes d’organisation. Nous en profiterons pour rappeler ces éléments aux managers de sorte qu’ils en tiennent compte pour établir et gérer le planning de leur équipe.

5. Réagir rapidement

Enfin, parce que toutes ces précautions n’empêcheront jamais les impondérables, il est important de se donner les moyens de détecter les décrochages et de réagir rapidement. La solution mobile learning Teach on Mars, et notamment ses données statistiques avancées, permettent aux managers de connaître et de comprendre l’utilisation que les apprenants font des formations que nous leur mettons à disposition.

Avec ces 5 conseils, nous pouvons rendre nos dispositifs plus SMART au profit d’un meilleur engagement de nos apprenants. Maintenant, c’est à vous de jouer !

Formateur : comment accrocher vos apprenants ?

Formateur : comment accrocher vos apprenants ?

Dans la formation comment aller au-delà de l’intérêt des apprenants, et générer un véritable engagement ? C’est tout simple : avant de viser la tête, frapper le cœur.

Dans cette nouvelle vidéo, Jérôme Wargnier aborde la question de l’accroche d’une formation, en s’appuyant sur l’exemple d’une formation peu alléchante, intitulée « Comment définir les rôles et responsabilités ».

La première rencontre de l’apprenant avec cette formation se fait autour de promesses rationnelles, telles que la réponse aux questions suivantes : « quelles sont les acteurs classiquement impliqués dans un projet (Pilote, MOA, MOE…) ? », « comment cartographier les intervenants de votre projet en fonction de leurs objectifs ? », ou encore, « comment définir les rôles de chacun en utilisant la Matrice RACI ? ».

Alors que le formateur qui a écrit ces objectifs est un expert du sujet, probablement motivé à l’idée de transmettre ces principes, il part du principe que le sujet est important pour les apprenants. C’est vraisemblable pour nombre d’entre eux, mais une autre partie devra être sollicitée via des ressorts émotionnels pour générer de l’engagement.

Pour cela, Jérôme Wargnier propose d’utiliser une accroche, et de procéder en 3 étapes :

  1. Décrire une situation crédible, dans laquelle l’apprenant peut aisément se projeter. Cette situation peut être positive ou négative, enviable ou redoutée.
  2. Mettre en évidence les bénéfices de notre situation positive. Ou, si nous avons choisi un scénario catastrophe, insister sur ses conséquences négatives. Dans les deux cas, l’idée, c’est d’amener l’apprenant à ressentir les enjeux de la formation.
  3. Démontrer que notre formation produit les conditions de la situation positive ou génère les causes de la situation négative.

En reprenant son exemple, il propose le pitch suivant : « Mardi prochain, vous allez lancer votre parcours blended sur la Transformation Digitale. C’est un projet sur lequel vous travaillez depuis plus d’un an avec toute votre équipe. Et là, vous venez de recevoir un mail du service juridique qui bloque le projet parce que vous n’avez pas leur accord sur un point relatif à la gestion des données personnelles. En fait, vous avez oublié de les rencontrer pour la dernière validation du parcours. Il y avait tellement de monde à consulter. Vous avez oublié… Si seulement vous aviez disposé d’un support ou d’une méthode pour n’oublier personne. Bien ce support, c’est ce qu’on appelle la Matrice RACI »

Et voilà ! Maintenant que vos apprenants sont accrochés, vous pouvez leur présenter les objectifs de votre formation.

7 règles simples de communication pour un meilleur engagement des apprenants

7 règles simples de communication pour un meilleur engagement des apprenants

L’aspect rédactionnel joue un rôle important dans l’engagement des apprenants. Découvrez 7 règles simples qui renforceront l’impact de votre communication pour optimiser l’engagement de vos apprenants.

1. Les titres

Combien de formations s’appellent « Les fondamentaux de communication », « Les basiques de la vente » ou encore « Finance pour non financiers ». L’intitulé est clair, mais n’est pas valorisant. Un titre doit être une promesse. Par exemple ; « Convaincre, ça s’apprend » ou encore « Maitrisez le budget de votre unité ». Faites de même pour les titres de vos activités pédagogiques : « À vous de jouer » interpellera davantage vos apprenants plutôt que « quiz de connaissances ».

2. Les objectifs

Un objectif est également une promesse. Il décrit ce que l’apprenant sera capable de faire mieux, plus, ou plus vite, au terme de la formation. Citius, Altius, Fortius ! Ça, c’est inspirant ! Soyez olympiques dans l’expression de vos objectifs pour motiver vos apprenants.

3. Le style

On voit parfois dans un même contenu de formation une alternance de tutoiement, de vouvoiement et de nous-associatif. Au bout d’un moment, on ne sait plus qui parle à qui. Choisir un mode de communication et s’y tenir est la clef. De même pour le niveau de langage : soyez cohérent tout au long du parcours, sans pour autant exclure les nuances et les contrastes.

4. Le vocabulaire

Il est tentant pour un expert de partager son savoir, sans toujours s’assurer qu’il est accessible au public de la formation. C’est ce qui différencie l’expert du pédagogue, qui veille avant tout à être compris. Assurez-vous donc que le vocabulaire que vous utilisez est adapté à votre cible. Lorsque vous introduisez de nouveaux termes, définissez-les clairement.

5. Les étapes de la formation

On a commencé par utiliser le digital pour renforcer la formation présentielle. On parlait de modules positionnés Avant et Après la formation, pour sensibiliser, adresser les prérequis ou creuser un sujet. En faisant ça, on laisse penser à l’apprenant que ce qui se passe Avant et Après n’est pas vraiment de la formation. Décrivez les étapes en cohérence avec le cycle d’apprentissage : apprendre, s’entraîner puis mettre en application en situation professionnelle. C’est ce que décrit le modèle ELPA (Engage – Learn – Practice – Apply).

6. Les options

Le terme même d’option aurait tendance à laisser croire à nos apprenants que nous avons intégré dans leur parcours des choses qui ne sont pas indispensables, voire peu utiles. Ils ont parfois du mal à trouver du temps pour ce qui est important, vous pouvez imaginer comment ils considèrent les activités optionnelles. Personnalisez les parcours avec des protocoles de prescription, et bannissez le mot option de votre vocabulaire.

7. L’orthographe

Dernier point, soignez l’orthographe et la syntaxe. Une dernière relecture vous permettra sans doute de relever de nombreuses inattentions.

Virtuel e(s)t réel

Virtuel e(s)t réel

Intégrer un univers virtuel signifie-t-il se déconnecter du monde réel ?

Virtuel : une extension du réel

Le jeu, tout comme la formation, se nourrit des avancées technologiques. Les univers à notre disposition deviennent de plus en plus réalistes, et immerger un joueur dans une expérience singulière n’est plus un défi inaccessible.

La théorie de l’apprentissage cognitif suggère que l’environnement dans lequel nous apprenons ne peut pas être séparé de l’apprentissage en lui-même. Ainsi, nous devrions toujours apprendre dans le contexte où nous allons appliquer ce qui nous est enseigné. Donc si vous comptez devenir expert en volcanologie, le mieux serait de directement vous rendre au pied d’un volcan jusqu’à sentir l’odeur de la lave… Ou bien jouer à un jeu qui vous immerge dans un univers volcanique, c’est moins risqué.

apprentissage cognitif virtuel par le jeu vidéo
Le virtuel n’est pas la négation du réel, mais son extension. En jouant, nous explorons des univers concrets, qui nous renvoient une image particulière de notre monde et nous font réfléchir plus que bien des œuvres d’art, car nous ne sommes pas de simples spectateurs.

N’oubliez jamais que jouer est le propre de l’homme, même si votre enfance est derrière vous. À l’instar d’autres moyens d’expressions tels que le cinéma, les débuts du jeu vidéo ont été marqués par différentes accusations et autres stéréotypes. Mais même si certains a priori subsistent, force est de constater que les multiples facettes du jeu vidéo représentent de magnifiques opportunités de faire avancer l’humanité.

formation-virtuel-teach-on-mars

 Faire évoluer la formation

Lutte contre les phobies, effets cathartiques, transmission de messages forts, résolution de problèmes scientifiques majeurs, contribution essentielle à la médecine, amélioration des facultés cognitives… le jeu vidéo a, peut-être plus que toute autre forme d’art, une vraie vocation à faire évoluer la société.

Le virtuel est un puits sans fin pour le réel. Il nous permet d’engranger des expériences et des connaissances pleinement ancrées dans notre réalité. En intégrant des jeux à vos formations, vous démontrez que dans un monde toujours plus mobile et connecté, les méthodes de formation doivent évoluer avec leur temps.

Microlearning : Quels sont ses avantages ? Comment bien l’utiliser ?

Microlearning : Quels sont ses avantages ? Comment bien l’utiliser ?

Le microlearning est une méthode d’apprentissage basée sur des sessions de quelques minutes ciblées sur un objectif unique. Aujourd’hui, plus qu’une mode, il devient un incontournable de la formation digitale à l’efficacité pédagogique avérée.

Un meilleur ancrage des connaissances

Au fil des années, les temps de formation se sont vus être exprimés en jours, en heures avec le e-learning, puis en minutes, depuis quelques années, notamment avec la formation sur mobile. Le microlearning, basé sur des sessions courtes à objectif unique, permet d’ancrer des connaissances petit à petit et de construire des comportements efficaces sans alourdir les agendas, en s’adaptant au rythme des apprenants. Il utilise l’effet d’espacement et la répétition pour aider le cerveau à passer une information de notre mémoire court-terme vers la mémoire long-terme, où elle sera plus facilement retrouvée.

Une flexibilité pour les apprenants

Le microlearning permet d’exploiter des courts intervalles de temps disponibles dans l’agenda découpé des apprenants, plus enclins à faire des activités courte à différents moments de leur journée, quitte à répéter cette action plusieurs fois par jour. Bien que le formateur suggère un rythme de déblocage des activités pédagogiques (généralement entre une activité par jour et une par semaine), l’apprenant pourra ajuster ce rythme à sa convenance (dans les mêmes limites), cette personnalisation augmentera sa motivation à se former.

L’envie de la prochaine activité

Au delà de la flexibilité qu’il apporte, le microlearning crée un réflexe chez l’apprenant en proposant des contenus nouveaux à intervalles réguliers (généralement quotidiennement). Dans une formation microlearning Teach on Mars, les activités sont débloquées au fil du temps. L’apprenant qui se voit refuser l’accès à une activité bloquée aura d’autant plus envie d’accéder à cette activité dès lors qu’elle sera débloquée. D’autre part, cela peut l’inciter à réviser d’ici là ses acquis dans les activités gamifiées accessibles, notamment grâce au Shake’n’Learn. À chaque nouvelle activité débloquée, l’apprenant recevra une notification l’incitant à ouvrir l’app et se former. Le smartphone joue ainsi également un rôle d’accompagnement de l’apprenant dans sa formation.

Le microlearning : une réelle avancée pédagogique

Un demi-million de résultats sur la recherche Google « microlearning » n’est pas le fruit du hasard. Clarence Thiery, co-fondatrice de Sydo, société de conseil en pédagogie, confie à Focus RH : « Le micro learning figure parmi les réelles avancées pédagogiques de la formation digitale (…). S’intégrant facilement dans le quotidien, ces contenus sont disponibles lorsque l’on en a besoin (…) et sont d’autant plus facilement mémorisables. Les outils du micro learning et du mobile learning correspondent aux usages numériques actuels et proposent une intégration plus douce de la formation dans la vie professionnelle, avec un rythme adapté à celle-ci. Ils ne dispensent pas d’une formation présentielle, mais permettent de la rendre plus efficace. »

Dans sa dernière vidéo, Jérôme Wargnier, Head of Education chez Teach on Mars partage cet avis : « Ces activités courtes sont plus rapides et considérablement moins couteuses à produire et à maintenir que les formats e-learning que nous avons utilisé depuis une vingtaine d’année (…). C‘est une forme d’hygiène de la compétence qui est impératif dans un monde qui est en perpétuelle mutation ».

En somme, le microlearning s’avère un excellent outil à intégrer dans un dispositif de formation, offrant de multiples avantages, à la fois pour le formateur et pour l’apprenant. Une chose est sûre, avec la diminution des temps d’attention qui s’opère dans les nouvelles générations, le microlearning a un bel avenir devant lui.

 

Flow et rétention du joueur

Flow et rétention du joueur

Vous êtes-vous déjà senti frustré par une activité trop difficile, ou au contraire ennuyé par une tâche trop facile ? Si oui, c’est que vous n’étiez pas dans un état de « flow ».

Le « flow » est un concept élaboré par le psychologue Mihály Csíkszentmihályi, désignant l’état d’immersion et  de motivation qu’une personne atteint lorsqu’elle est pleinement concentrée sur une tâche. Cette concentration optimale peut engendrer une perte de la notion du temps mais aussi une croissance de notre efficacité et de notre faculté d’apprentissage.

Dans un jeu vidéo, le « flow » renvoie au rythme de progression idéal pour que le niveau de compétences du joueur soit toujours proportionnel au défi qui lui est proposé. Ainsi, il n’est ni ennuyé, ni anxieux.
Si l’on peut difficilement « garantir » un état de flow, on peut créer un environnement propice à son apparition, et ainsi limiter le risque que le joueur se lasse ou abandonne.


Cet équilibre est à prendre en compte lors de la conception des niveaux de votre jeu, et est favorisé par des buts et feedback clairs, créant chez le joueur un sentiment de contrôle. Pour cela, pensez à organiser en amont des sessions de tests pour vous assurer que l’expérience de vos apprenants représente bel et bien un défi constant.

Le fait de vouloir préserver le plus longtemps possible l’intérêt du joueur est appelé « rétention ». Or cette notion est d’autant plus importante que dans l’univers du jeu mobile, le risque principal est de lasser l’utilisateur… jusqu’à voir votre application tomber dans les limbes de son téléphone !

Alors n’hésitez pas à fournir régulièrement de nouveaux contenus pour attiser la curiosité de vos joueurs. Veillez aussi à ce qu’ils aient toujours l’impression d’être proches d’un objectif pour mieux préserver leur envie de progresser.
Les jeux vidéo incitent bien souvent à la « rejouabilité », à l’amélioration constante des facultés du joueur qui n’aura de cesse de prouver aux autres, mais surtout à lui-même, qu’il est capable de faire mieux.

N’est-ce pas cette envie de dépassement de soi que tant d’enseignants veulent susciter chez leurs élèves ?