Confinement et distanciation : accélérateurs du Digital Learning

Confinement et distanciation : accélérateurs du Digital Learning

Clémentine Thenet, vous êtes Customer Success Manager, racontez-nous votre rôle chez Teach on Mars ? 

Mon rôle et celui de mon équipe est de garantir le succès des projets des clients Teach on Mars.
Par succès, nous entendons :

  • pour l’apprenant, de vivre une experience d’apprentissage exceptionnelle qui lui permette de développer ses compétences au quotidien et qu’il puisse intégrer une routine d’apprentissage continue, voire même une addiction de savoir 🙂
  • pour le formateur, de faire vivre des expériences d’apprentissage décoiffantes à leurs apprenants en proposant des formations ludiques, multimodales, agiles
  • pour les services formation, d’atteindre des objectifs de développement des compétences, de formations massives, au bon moment
  • pour les opérations, de créer de la valeur pour l’entreprise (Experience Collaborateurs, Image, ROI financier, ventes…)

Comment votre rôle a évolué durant cette période ?

Notre rôle se base sur le partenariat et la confiance avec nos clients, nous nous inscrivons dans une démarche de co-construction avec eux. Cette période fût d’autant plus intense que nos clients devaient garder le contact avec leurs collaborateurs, profiter de cette période pour développer de nouvelles compétences, renforcer des compétences et surtout préparer la suite.
Les formations présentielles étant à l’arrêt, nous avons beaucoup accompagné nos clients à transformer leurs formations existantes en de réelles formations blended (avec des temps synchrones et asynchrones). Nous avons accompagné nos clients sur leur plan editorial, la curation de contenus mais surtout, nous avons vu une flambée des demandes pour notre FabLab à distance – réponse concrète et opérationnelle aux questions pédagogiques, déploiement, communication, technique de notre solution.

Nous avons donc beaucoup accompagné et avons eu l’immense satisfaction de constater que certaines parties-prenantes réticentes il y a quelques mois sont devenues des promoteurs, des producteurs de contenus très engagés !

Quels sont les usages significatifs que vous observez ?

  1. Les contenus opérationnels :
    On observe une augmentation significative de la création de contenus opérationnels et métiers. Toute la chaîne des départements formation s’est mise au digital learning et mobile learning ! Certains dispositifs qui trainaient à être créés ont été réalisés pendant la crise.
  2. Les contenus de développement personnel :
    Beaucoup de clients ont mis en avant des contenus de développement personnel, soit des contenus sur-étagère (notamment télétravail) soit des contenus « maison » RSE, softskills, digital.
  3. Un marketing social augmenté
    Nos Walls ont été fortement animés via des partages, des plans éditoriaux détonnants. Nos applications sont devenues centrales dans la communication avec les collaborateurs ; elles ont pris tout leur sens de coach de poche. Les Walls ont été de vrais relais des autres réseaux de l’entreprise et ont créé le lien. Nous sommes fiers de notre fonctionnalité de commentaires qui a bien fonctionné chez les clients qui l’ont lancée.
    Ce nouvel usage a accéléré la commercialisation de notre offre Discovery qui permet à nos clients de booster leur calendrier éditorial via une offre clé en main.

Ce sont les 3 principaux usages mais de manière générale tous les usages ont augmenté.

Avez-vous quelques chiffres à nous communiquer ?

La solution Teach on Mars bénéficiait déjà avant la crise d’un fort taux de déploiement de l’ordre de 60%.
Nous avons constaté une augmentation de ce taux de déploiement de 30%. Mais ce qui est encore plus incroyable est la place prise par le Mobile Learning sur les 3 derniers mois (car ça ne s’est pas arrêté le 11 Mai).

Pour les usages des apprenants :

  • Taux de fidélisation moyen : 99% sur les 3 derniers mois
  • Fréquence d’utilisation : 55% des utilisateurs se connectent plus de 10 fois dans le mois (vs 20% avant la crise sanitaire)
  • Le panier moyen sur 6 mois est 2 fois plus important que sur 12 mois en 2019
  • Le temps passé est 2,5 fois plus important que sur 12 mois en 2019.

Pour la transformation des départements formation :

  • Le nombre de formations mises à disposition a doublé (un engouement important pour les contenus sur-étagère de nos partenaires).
  • Les parcours blended ont augmenté via l’utilisation du Live! (x2 pour les clients équipés) et l’intégration de moment synchrones (via Zoom, Teams) a révolutionné les parcours de formation Teach on Mars.

Pour finir, une ou deux anecdotes particulièrement réussies ?

L’un de nos clients a fait exploser les compteurs en utilisant avec grand succès et plaisir le Live! avec plus de 100 sessions lancées sur les 3 mois dans le monde entier. Cette fonctionnalité lui a permis de garder des temps synchrones et donc de retrouver une dynamique d’équipe et un lien dans le temps.

Une très belle solidarité et collaboration entre nos clients qui se sont échangés des contenus pendant le confinement pour proposer des moments de formation variés et enrichissants.

Et tout ceci n’est pas fini car la solution Teach on Mars est très plébiscitée dans le cadre de la reprise d’activité et notamment la certification des salariés en vue des réouvertures dans les meilleures conditions sanitaires possibles.

Exploitez vos données de formation mieux que jamais avec la Business Intelligence (BI)

Exploitez vos données de formation mieux que jamais avec la Business Intelligence (BI)

Le mobile learning vous aide à développer les compétences de vos collaborateurs pour leur permettre de maitriser leur métier, de connaitre votre entreprise, d’être efficace au quotidien… Mais comment valider le succès de votre dispositif ? En complément des données fournies par l’interface d’administration de votre solution de formation, un outil de Business Intelligence sera votre meilleur allié.

 

Pourquoi utiliser la Business Intelligence dans le Digital Learning ?

L’analyse des comportements de vos apprenants sur leur application de formation est un élément clé pour la réussite de votre initiative mobile learning. Avec les bons tableaux de bords, vous pouvez en un coup d’oeil suivre vos indicateurs de performance, comprendre les attentes de vos apprenants, ajuster votre dispositif, l’améliorer et le rendre encore plus performant.

Par exemple, en observant les jours et heures où vos apprenants sont le plus actifs sur le Wall de leur application (temps passé sur les articles, utilisation des bookmarks, likes, shares, commentaires), vous connaîtrez le meilleur moment pour publier, atteindrez des meilleurs taux d’ouverture et de partage que vous n’avez jamais observés pour vos communications, et toucherez ainsi l’audience la plus large possible.

Exemple de tableau : répartition des interactions sur le Wall sur une journée et sur une semaine


Vous pourrez également identifier les meilleurs apprenants pour les récompenser, ou encore repérer les moins assidus pour les engager, par exemple via des communications avec notifications Push. Vous connaîtrez enfin quelles sont les formations et les activités pédagogiques qui marchent le mieux, et pourrez en faire la promotion ou adapter vos autres contenus sur des modèles identiques, afin de séduire votre communauté apprenante et de répondre à ses attentes.

La Business Intelligence avec Teach on Mars

Bien que vous soyez totalement libre d’utiliser les données comme vous le souhaitez pour faire de la Business Intelligence, Teach on Mars a créé un ensemble de tableaux de bords (sur PowerBI) pour vous permettre de suivre rapidement les indicateurs que nous estimons clés ! Mais alors, à quelles questions la Business Intelligence de Teach on Mars va-t-elle me permettre de répondre ? En voici quelques unes.

L’usage de votre application sur une période donnée :

    • Les canaux d’utilisation de vos apprenants (web, iOS, Android, les trois ?)
    • Le nombre de formations commencées, terminées
    • Le panier moyen d’objects de formations (activités, communications…)
    • La fréquence d’utilisation de votre application

 

L’efficacité de vos communications :

  • Quels types de communications sont les plus consultés ?
  • À quel moment vos apprenants les consultent ?
  • Quelles interactions vos apprenants ont avec les communications ?

Un exemple de tableau PowerBI : interactions sur les communications (sur plus d’une année)

Qui sont vraiment vos apprenants :

  • Quels sont les apprenants les plus actifs sur une période donnée ?
  • Qui a gagné le plus de points ?
  • En moyenne, combien font-ils de formations ?
  • Combien de temps passent-ils ?
  • À quel moment de la journée mes apprenants se forment-ils?
  • Un réflexe de formation est il présent chez eux ?

Les dessous cachés de vos formations :

  • Quelles sont les catégories les plus utilisées ?
  • Quelles formations sont les « best-sellers » ?
  • Quelle est la progression moyenne des apprenants sur les différentes formations ?
  • Combien d’apprenants vont jusqu’au bout des formations ? Combien se certifient ?
  • Quels types d’activités sont les plus lancées ?

Cette liste n’est pas exhaustive, mais donne déjà une idée des secrets qui peuvent vous être dévoilés.

Que contient l’offre Business Intelligence Teach on Mars ?

L’offre « BI » proposée par Teach on Mars vous permet de connecter votre outil de Business Intelligence à votre Mission Center pour décupler les possibilités d’analyse de vos statistiques de formation : étudier vos données sur des périodes précises, filtrer selon plusieurs champs personnalisés en même temps, les agréger aux données de vos autres outils, etc. Plus précisément, voici ce qu’inclut notre offre « BI » :

  • La mise à disposition de toutes les données du Mission Center : Exportées chaque jour ou chaque semaine (selon l’option que vous choisissez), toutes les données du Mission Center sont stockées dans un espace sécurisé, à votre portée, prêtes à être utilisées dans l’outil « BI » de votre choix (Tableau, PowerBI…)
  • Des tableaux de bord prédéfinis sur PowerBI : Pour vous permettre de démarrer instantanément, nous offrons plusieurs tableaux de bords (dont vous avez pu voir quelques images dans cet article) spécifiquement conçus pour analyser votre dispositif aussi rapidement que finement, afin de l’améliorer en continu. (Ces tableaux sont disponibles sous PowerBI seulement.)
  • Un accompagnement par votre Customer Success Manager : Passés maîtres dans l’art d’optimiser les programmes de mobile learning de nos clients, nos experts vous forment à l’analyse de vos données de formation, ajustent avec vous les paramètres de vos tableaux et vous assurent tout le support méthodologique nécessaire pendant les premières semaines.

Vous êtes prêts à tirer le meilleur parti de vos statistiques de formation ? Contactez-nous !

 

Évaluer la qualité d’une expérience d’apprentissage moderne

Évaluer la qualité d’une expérience d’apprentissage moderne

Les promesses de l’apprentissage mobile ont l’avantage d’être claires et convaincantes. Si, en tant que responsables de programmes, formateurs et concepteurs pédagogiques, nous sommes capables de mettre à disposition un environnement de formation et de développement de haute qualité sur les appareils mobiles de nos apprenants, nous pouvons alors multiplier les moments d’apprentissage à l’infini tout au long de la journée de chacun des utilisateurs.

Les gens autour de nous ne quittent, pour ainsi dire, jamais leur smartphone… que ce soit lors de leurs trajets domicile-travail, quand ils promènent leur chien ou durant leurs entraînements sportifs. Nous observons aussi ce phénomène (et il s’agit là d’un profond changement sociétal) sur le canapé ou dans la cuisine au sein de leur foyer et pendant leur temps libre.

Par conséquent, si nous parvenons à offrir une expérience d’apprentissage par le biais de ce dispositif avec lequel, d’après de nombreuses études, les deux tiers des adultes britanniques de moins de 35 ans interagissent dans les cinq minutes qui suivent leur réveil, nous pourrons conquérir les cœurs, les esprits et surtout les pouces d’une communauté d’apprenants actifs, connectés et impliqués comme jamais auparavant. Rien de plus simple, n’est-ce pas ? En théorie, bien sûr. Mais en pratique, le Saint Graal des apprenants qui se forment comme ils utilisent Facebook, Instagram, WhatsApp, LinkedIn ou Strava est en fait beaucoup plus difficile à atteindre.

Pour David Perring, Directeur de recherche du groupe Fosway, cette nécessité absolue de rendre l’apprentissage mobile revient à « être là où le regard se pose ». Une expression qui résume clairement la situation, mais que David s’empresse lui-même de préciser en insistant sur le fait que le défi ne consiste pas seulement à trouver le bon canal de diffusion. Selon lui, pour toute organisation souhaitant s’assurer une présence forte et crédible sur le secteur de l’apprentissage mobile, alimenter les smartphones de ses apprenants avec des contenus n’est que la condition première élémentaire. Qui plus est, selon David, le fait de trop se focaliser sur les contenus risque de nous empêcher d’atteindre notre véritable objectif de créer une expérience d’apprentissage immersive et inclusive, qui place les liens sociaux, l’agilité et les interactions humaines au premier plan. Surtout que cette expérience doit impérativement rester profondément ancrée dans la réalité de l’entreprise, afin de s’assurer que la formation est adaptée et que son impact est mesurable.

La question n’est pas de savoir si ce que nous offrons surpasse les autres formes plus traditionnelles d’apprentissage numérique ou non numérique. Il s’agit plutôt de savoir si ce que nous offrons surpasse Candy Crush. Parce que ne vous y trompez pas, avec 3 milliards de téléchargements et plus d’un million de kilomètres parcourus quotidiennement par nos pouces et nos doigts sur les écrans de nos smartphone, les jeux comme Candy Crush sont sans aucun doute les principaux concurrents de toute application mobile.

Cela fait maintenant deux ans que j’utilise le paradigme Candy Crush pour exprimer la vision de Teach on Mars sur l’apprentissage nouvelle génération lors de mes discussions avec nos clients et prospects. Dans un premier temps contre-intuitif, et même potentiellement choquant, cet argument finit toujours par toucher une corde sensible. En effet, on se rend rapidement compte que pour relever le défi de l’apprentissage mobile, proposer une expérience « grand public », capable de rivaliser avec toutes ces autres applications qui se taillent déjà la part du lion sur nos écrans, n’est pas tant un objectif ultime qu’un point de départ non négociable.

Pour l’instant, le problème semble assez simple. Mais au-delà du jargon marketing et des questions pertinentes, comment les organisations peuvent-elles estimer si l’expérience d’apprentissage sur mobile qu’elles proposent est réellement « grand public » ? Bien que nous n’en soyons probablement pas encore au stade où nous disposons d’indicateurs clés de performance précis et mesurables, j’aimerais suggérer trois critères basés sur une appréciation des facteurs de différenciation des meilleures applications mobiles.

Votre expérience d’apprentissage repose-t-elle sur l’effet Boucle d’or ?

Nous connaissons tous ce conte pour enfants. La bouillie de papa ours est trop salée, celle de maman ours est trop sucrée, quant à celle de bébé ours est délicieuse. Il en va de même des règles, des contraintes et des structures que vous intégrez à votre expérience d’apprentissage. Si elles sont trop nombreuses, vos apprenants risquent de se lasser et de se désintéresser (comme c’est le cas depuis des décennies sur les plateformes d’apprentissage numériques classiques). Éliminez les directives et laissez aux apprenants la liberté de s’autodiriger en tant qu’individus ou en tant que communauté, et l’écosystème d’apprentissage établira rapidement sa propre gouvernance. Veillez simplement à maintenir une structure suffisamment judicieuse pour éviter le risque de dilution de votre concept didactique et de votre capacité à mesurer et à suivre les avantages pédagogiques.

Faites-vous en sorte que la technologie et le contenu « disparaissent » ?

La technologie qui sous-tend les expériences mobiles les plus subtiles et les plus stimulantes est vraiment intelligente. Tellement intelligente qu’on finit par l’oublier. Tout devient parfaitement intuitif. Les recommandations et les notifications se fondent dans votre quotidien. Les commandes sont exactement là où vous vous attendez à les trouver. Les nouvelles fonctionnalités apparaissent comme par magie et les mises à niveau ne nécessitent pratiquement aucune explication ou documentation (vous souvenez-vous, par exemple, quand vous avez pour la dernière fois mis à jour votre application Uber sur votre téléphone ?). Quant au contenu, il est évidemment au centre des applications mobiles que nous connaissons tous, apprécions et utilisons sans cesse. Un contenu actualisé en continu. Mais, ce qui influe le plus dans l’expérience réside dans les interactions entre les utilisateurs que le contenu suscite et encourage. L’apprentissage de prochaine génération n’est pas une question de technologie ni même de contenu, c’est une question de connexions entre les apprenants et de communautés et surtout de culture. En d’autres termes, il s’agit d’une expérience humaine et sociale. Une expérience d’apprentissage qui est numérique, certes, mais avec cette petite touche critique d’humanité que nous pouvons appeler un supplément d’âme. Et si nous ne pouvons pas affirmer que cela s’applique à notre offre de Mobile Learning, cela signifie que nous devons probablement la repenser.

Est-ce que l’expérience physique a été prise en compte ?

Strava, l’application n°1 pour les coureurs et les cyclistes, a déclaré avoir engrangé près d’un million de nouveaux utilisateurs par mois en 2017 et que, chaque semaine, plus de 8 millions d’activités avaient été téléchargées et partagées via leur système.
Il n’y a pas si longtemps, personne ne parlait de « fitness social », en tous cas pas hors des cercles élitistes des clubs de vélo et d’athlétisme.
Aujourd’hui, tout cycliste amateur peut comparer ses performances non seulement avec celles qu’il a réalisées lui-même la semaine dernière ou l’année dernière, mais aussi avec celles des vainqueurs d’étapes du Tour de France. La moindre ascension devient alors plus gratifiante.
Et ce n’est pas tout, cette application qui avait été d’abord spécifiquement conçue pour le cyclisme prend désormais en charge d’une trentaine de sports différents. La technologie intégrée à l’interface utilisateur de Strava est tellement intelligente qu’elle est capable, la plupart du temps, de détecter automatiquement quel sport vous êtes en train de pratiquer (voir le critère N°2 ci-dessus). Les besoins de chacun sont pris en compte, quelles que soient leurs capacités et leurs activités. Bien entendu, Strava est un exemple particulièrement frappant, compte tenu de sa vocation sportive. Mais la tendance avec la plupart des expériences mobiles modernes est de s’éloigner d’une interaction 100 % numérique et de favoriser les points de contact humains plus traditionnels comme les rencontres et les événements communautaires locaux. Parallèlement, les expériences d’apprentissage de nouvelle génération revêtent une nouvelle dimension avec l’émergence des « événements phygitaux » immersifs, dans le cadre desquels la technologie d’apprentissage mobile accompagne des groupes d’apprenants dans des aventures d’apprentissage semi-compétitives en temps réel qui mettent fortement l’accent sur l’interaction physique et l’utilisation des cinq sens et de l’effort communautaire.

Il est intéressant de noter que ces trois critères transcendent les limites strictes de l’apprentissage numérique et que l’expérience de l’apprenant est évaluée, au moins en partie, selon des critères du monde réel qui sont très éloignés des mesures habituelles de la L&D.
Ce qui, en fin de compte, ne devrait pas nous surprendre plus que cela. Après tout, nos d’apprenants se baseront instinctivement sur ces mêmes critères pour évaluer nos offres de formation dans cette nouvelle ère de l’apprentissage de prochaine génération.

L’AFEST : comment et pourquoi le mettre en place ?

L’AFEST : comment et pourquoi le mettre en place ?

Pourquoi le mobile learning avec Teach on Mars s’inscrit complètement dans le cadre de l’AFEST ? Pour vous aider à comprendre les enjeux de cette nouvelle composante du paysage et vous donner une vision très pratique du sujet, Teach on Mars vous accompagne sur toutes ses étapes. Accrochez votre ceinture, c’est l’AFESTival !

L’AFEST qu’est-ce que c’est ?

L’AFEST est l’acronyme pour Action de Formation En Situation de Travail. Elle se caractérise par l’alternance de deux séquences : des mises en situation de travail à des fins pédagogiques et des séquences réflexives animées par un tiers à chaud ou à froid. Le but de cette alternance est d’apporter à l’apprenant des compétences durables et applicables dans son quotidien. Des entretiens de suivi et activités pédagogiques proposés par l’accompagnateur rythment également le cycle. L’AFEST n’est pas une simple action de formation, elle axe sa pédagogie sur la technique de l’analyse réflexive en se rapprochant au plus près des situations de travail de l’apprenant.

L’action de formation est désormais définie comme un parcours pédagogique permettant d’atteindre un objectif professionnel. Il peut être réalisé en tout ou partie à distance.

Quels sont les critères légaux qui définissent une AFEST ?

6 critères légaux précisent les conditions de la mise en œuvre d’une action de formation en situation de travail (Décret n°2018-1341 du 28 décembre 2018) :

  • L’analyse de l’activité de travail

Les compétences visées dans le cadre de l’AFEST sont identifiées à partir des situations de travail dont on va analyser les activités.
Par exemple, pour les diagnostics obligatoires présents dans le domaine de l’industrie, le technicien apprenant pourra réaliser l’intégralité d’un « diagnostic sécurité ».
La technologie Teach on Mars se prêtera particulièrement bien à ce type de cas pour le cadrage de cette mise en situation aménagée : questionnaire de caractérisation, description d’un mode opératoire, documentation liée au process.

  • La formalisation de l’itinéraire pédagogique

Il faut s’assurer qu’en amont de l’AFEST, les conditions soient réunies : intégration dans le calendrier de production, temps dédié à l’apprentissage, sensibilisation de l’encadrement opérationnel en tant que partie prenante, espace réservé aux phases réflexives…
A partir de là nous allons pouvoir créer tout un itinéraire pédagogique alternant des activités individuelles ou de groupes, du présentiel et du distanciel avec comme fil rouge un programme défini dans l’application Teach on Mars.

  • L’encadrement pédagogique

Un formateur, interne ou externe, doit assurer l’accompagnement du ou des collaborateurs concernés. Il doit être en mesure de montrer, de mettre en situation de faire, de susciter une réflexion et une analyse du vécu, ainsi que d’organiser des temps d’apports plus théoriques à travers les séquences réflexives. L’application Teach on Mars peut-être utilisée pour la formation de formateur mais aussi pour le suivi opérationnel individuel de chaque formateur, via un questionnaire de sondage ou d’évaluation par exemple.

  • L’alternance de séquences réflexives et de situations de travail apprenantes.

Des temps de formation, en présentiel, ou à distance, viennent compléter les étapes réalisées sur le poste de travail. Il s’agit ici d’analyser le vécu et de prendre de la hauteur pour comprendre le contexte, partager des apports théoriques ou ouvrir sur d’autres terrains d’application de la compétence. La phase réflexive permettra par exemple à l’apprenant de prendre du recul sur sa pratique : « Comment ai-je réussi, pourquoi ai-je échoué « . Elle peut aussi être un entretien en face à face entre l’apprenant et le formateur AFEST, hors de la production, sur la base d’une grille d’analyse élaborée en amont. Il n’existe pas de grille d’analyse type pour les phases réflexives : elles sont à construire, elles dépendent de la situation de travail. Bien entendu ces séquences réflexives sont intégrables dans votre dispositif Teach on Mars.  Dans l’application Teach on Mars cela peut se concrétiser par un espace d’échange et de réflexion en petit comité (l’apprenant et son formateur) ou en collectif (avec la communauté concernée). Oui et d’ailleurs, L’AFEST est-elle envisageable pour un groupe ?  Un formateur AFEST peut accompagner un groupe d’apprenants, mais la phase réflexive et l’évaluation devront être par définition individuelles.

  • Les évaluations en amont et en aval

La phase d’évaluation est inhérente à l’action AFEST. Les grilles d’évaluation sont à construire en fonction de la situation de travail et des objectifs visés.
Cette évaluation peut jalonner ou conclure l’action de formation. Elle doit être centrée sur les objectifs pédagogiques fixés individuellement. Cette étape est différente de l’évaluation à chaud de la satisfaction du participant. Elle doit acter de l’acquisition ou non de nouvelles compétences. Teach on Mars a justement dans ses cartons pour 2020 une grille d’évaluation des compétences qui répond parfaitement à cette nécessité. Mais est-ce que les formateurs AFEST doivent-ils être certifiés ? A ce jour, il n’y a pas d’obligation de certification pour les formateurs AFEST mais la probabilité est forte qu’une demande de certification pour les référents AFEST se généralise (garants du respect des obligations légales)

  • La traçabilité de toutes les étapes

Pourquoi et comment s’assurer de la traçabilité d’une AFEST ? L’objectif est d’apporter la preuve du suivi de l’action par tous moyens (Protocole individuel de formation, photos, vidéo, grille de questionnement…) afin de fournir les éléments de preuve nécessaires au regard des obligations légales. Autant d’éléments intégrables directement dans l’application Teach on Mars. Il est conseillé de suivre la réalisation de l’action en demandant à l’apprenant de donner son feedback lors de la phase réflexive, via par exemple notre activité sondage.
Pour être reconnue comme une AFEST, le déroulé de l’action de formation doit permettre de tracer la réalité des apprenants et montrer les activités de travail qui ont été organisées à des fins pédagogiques. Les différentes étapes doivent être consignées, notamment en vue de pouvoir être considérées juridiquement comme une action de formation. C’est la condition pour qu’elle s’inscrive parmi celles qui doivent être proposées aux collaborateurs au minimum tous les 6 ans dans le cadre de l’état des lieux récapitulatif de l’entretien professionnel.

En résumé, une AFEST est un « parcours visant un objectif professionnel alternant phases de travail et de réflexion, accompagné, évalué et traçable, en 100% digital, 100% présentiel ou bien en blended ».

L’AFEST est-elle financée par les OPCO ?

Les OPCO (Opérateurs de compétences) ont notamment comme mission de promouvoir les AFEST dans le plan de développement des compétences. Ils envisagent le financement de dispositifs AFEST y compris pour des entreprises de plus de 50 salariés.
Cette modalité « expérientielle » enrichit le champ des possibles et complète idéalement des modalités plus traditionnelles : présentiel, à distance…

L’AFEST est une formidable opportunité pour donner une nouvelle dimension à vos dispositifs de formation existants, un levier supplémentaire pour en renforcer l’efficacité.
Vous souhaitez initier la démarche ? Nos experts sont à vos côtés pour vous accompagner.

Managers : bienvenue au cirque !

Managers : bienvenue au cirque !

Avertissement : cet article comprend des raccourcis, caricatures, blagues de second degré et figures de haute voltige susceptibles de heurter la sensibilité de certains publics. Vous voilà prévenus !

Le rôle du manager

Vous avez remarqué vous aussi ? On le dit depuis des années, c’est même devenu un poncif de la littérature professionnelle : les managers sont plus que jamais au cœur du tourbillon, leur rôle emblématique dans notre contexte économique contemporain met en lumière l’envers du décor.
Petit tour de piste des numéros de cirque du manager moderne…

  • Equilibriste pour garder le cap dans un environnement business de plus en plus fragmenté, qui penche à l’international un trimestre et ne jure que par le local le suivant, chahuté par des habitudes de consommation qui se complexifient avec des courants très forts mais parfois opposés. Pour résumer, le manager marche sur un fil tendu entre hard discount pour maintenir la croissance et commerce équitable pour préparer l’avenir et espérer sauver la planète…
  • Contorsionniste : organisation en mode projet, organigramme matriciel, méthodes agiles, Lean Management : les modèles se suivent, se complètent, se superposent au gré des réorganisations. Le manager, pierre angulaire de la structure du travail, doit souvent faire un sacré grand écart entre les process d’hier résistants au changement, ceux de demain qu’on veut innovants et ceux qu’il faudrait respecter aujourd’hui pour essayer de bien faire…
  • Clown, n’ayons pas peur de le dire. Farces et attrapes dans la poche à toute heure pour amuser la galerie, il faut au moins ça pour remobiliser les troupes dans ces environnements chaotiques, garder le menton haut face aux collègues qui sautent à côté au travers des cerceaux enflammés… Puis masque de Pierrot triste certains jours « sans » où la réalité des organisations qui marchent sur la tête les plombent et que les injonctions paradoxales les dépassent.
  • Jongleur : vider les messageries, dépiler les mails, smatcher les slacks, enchainer les conf call, pianoter sur Twitter, liker sur LinkedIn et essayer au moins de temps en temps de partager un article intéressant, au mieux de rédiger un témoignage brillant alors que l’écran de smartphone attrape la varicelle, constellé de notifications en pastilles rouges…
  • Dompteur de fauves : avouons-le, tous ces rôles sont souvent partagés avec d’autres acteurs de l’organisation, pas besoin d’avoir le label managers pour les expérimenter. Cependant, la grande différence qui démultiplie l’intensité de ces numéros de cirque, c’est qu’il faut faire bonne figure, expliquer, justifier, être complice de l’organisation, courroie de transmission de la stratégie. Et tout cela auprès d’équipes protéiformes et changeantes, engagées ou désabusées, domptées ou féroces !
  • Magicien de la relation humaine : car le premier rôle du manager est avant tout un rôle de leader et de développeur des équipes. Quelle que soit l’acrobatie, il doit rester branché au pouls de ses équipes : recadrer sans démotiver, être présent sans peser, encourager sans materner, rendre autonome sans disparaître, participer aux apéros sans déraper…
  • et et et, bien sûr et non des moindres, son rôle de Monsieur Loyal : expert sur son sujet, connaissant le métier sur le bout des doigts, analyste pertinent des tendances qui se jouent.

Alors vous vous doutez bien que quand il est question de prendre du temps pour se former, le manager rigole doucement dans sa roulotte. Et POURTANT n’est-ce-pas LA personne dont l’organisation a besoin pour être au top des expertises métier, au fait des tendances de management, au clair sur les règles juridiques ?

Repenser l’offre de formation des managers

Chez Teach on Mars, nous ne croyons pas aux prestidigitateurs qui font sortir les lapins du chapeau : nous avons à cœur d’aider chaque collaborateur, chaque manager à être plus performant dans son travail et à se réaliser au quotidien dans ses attributions professionnelles comme dans ses aspirations plus personnelles. Et voici comment :

  • Accéder instantanément et simplement à des contenus ciblés, synthétique, pile poil sur mon métier et mes préoccupations opérationnelles quotidiennes.
  • Approfondir des sujets qui m’inspirent, m’aérer l’esprit, me plonger dans une lecture attentive sur un article de fond décapant dont je ressors nourri intellectuellement et apaisé d’avoir fait une pause dans le tourbillon du chapiteau (curation de contenu, offre Learning Station)
  • Retrouver mes communautés professionnelles : les autres managers de mon entreprise, les autres experts de mon métier, partager avec eux des bonnes pratiques, des cas d’usage, de la veille… Aller chercher auprès d’eux des retours d’expérience, des axes de résolution de problèmes, des conseils
  • Suivre la formation de mes équipes, disposer d’éléments factuels concrets pour encourager le développement de chacun et piloter la montée en compétence. L’exemplarité managériale en formation se traduit par la capacité à dégager du temps pour se former mais également à consacrer du temps à l’identification et l’analyse d’impact des formations de ses équipes.

L’application Teach on Mars est développée dans cette approche d’amélioration continue pour s’adapter aux rythmes et besoins de chacun, non pas pour changer le cirque ambiant mais pour aider chaque manager au quotidien à jongler entre ses différents numéros et pourquoi pas à y prendre plaisir ?

Manager : sortez votre tête de la gueule de ce lion, lancez-vous sur la piste aux étoiles !

Mesdames, messieurs, bonne journée sous vos applaudissements !

Bienvenue dans l’ère du phygital learning !

Bienvenue dans l’ère du phygital learning !

Chez Teach on Mars nous adorons bien sûr le digital learning mais ce que nous aimons par dessus-tout c’est l’apprentissage, le développement des personnes et des équipes, tant d’un point de vue professionnel que personnel.

Ce n’est pas parce que nous sommes éditeurs de logiciel que nous renions les origines de notre métier : la transmission des savoirs par toutes sortes de modalités pédagogiques et notamment le présentiel. Nous aimons nous présenter comme une nouvelle couleur dans la palette de l’écosystème de formation des entreprises que nous équipons.

Nous vous proposons aujourd’hui un petit tour de piste des 4 typologies de dispositifs dans lesquels vous pouvez intégrer notre plateforme digitale mais pas que !

4 dispositifs phygital learning teach on mars

1) Le full digital

Dans certains contextes, pour certaines cibles et sur des thématiques spécifiques, la transmission d’information peut se faire entièrement à distance via l’application ou le portail web Teach on Mars. Cependant pour ne pas retomber dans les travers du module elearning poussiéreux qui a fait beaucoup de mal à la profession, il faut respecter certaines recettes de base. La nôtre, vous la connaissez certainement : le fameux modèle ELPA*, ou la conviction que le cycle d’apprentissage 100% distanciel est possible dès l’instant que l’on offre des activités initiales d’Engagement, complété par une alternance subtile de phase d’apprentissage Learn et de mise en Pratique. Enfin, la boucle ne serait pas bouclée sans la mise en Application sur le terrain des notions et concepts abordés.
Ce modèle ELPA peut se décliner dans les 3 autres typologies de dispositifs qui vont suivre.

Quelques exemples de dispositifs 100% digitaux déployés chez nos clients :

  • lancement d’une nouveauté produit sur une gamme existante dans le secteur cosmétique, présentation d’une collection dans le secteur retail habillement
  • sujets RH transverses : la diversité, l’entretien annuel, l’écologie au bureau au quotidien
  • sujet d’entreprise de sensibilisation : RGPD, cyber sécurité

2) Le digital augmenté

Là où le full digital est individuel et asynchrone, le digital augmenté va apporter des modalités collectives et synchrones. Il s’agit d’ajouter dans le dispositif des temps de regroupement où les personnes qui suivent le programme peuvent :

  • discuter entre elles via un forum ou un chat
  • échanger avec un formateur grâce à un coaching téléphonique
  • les deux dans le cadre d’une classe virtuelle par exemple

On peut également intégrer des webinar réguliers ou des possibilités de User Generated Content mais on reste sur des modalités distancielles. À l’instar des MOOCs, le séquencement est généralement plus précis, avec un début, une fin et un rythme d’apprentissage piloté par un formateur ou administrateur.

3) Le blended-learning

Terme très (trop?) utilisé ces dernières années, le blended learning consiste à mixer les modalités que nous venons de décrire avec des temps de regroupement en présentiel (formation en salle, coaching, évènements, séminaires, learning expedition). Les combinaisons sont infinies et se basent généralement sur des principes de bon sens : privilégier grâce aux modalités digitales les apports théoriques et réflexions individuelles en amont du présentiel pour maximiser au cours de ce dernier les manipulations, simulations, partages d’expérience et mise en pratique. La phase aval du dispositif propose quant à elle des exercices de révision, d’ancrage mémoriel, d’évaluation à chaud et à froid, de certification… Dans les dispositifs les plus élaborés des phases d’inter-sessions permettent une mise en pratique plus conséquente et donc un retour d’expérience plus concret et plus enrichissant.

phases apprentissage teach on mars

4) Le Phygital

Nous arrivons enfin au coeur de notre sujet !
Tout d’abord, partageons avec vous la définition sur laquelle nous nous basons pour explorer ce concept. Le physical learning consiste à intégrer étroitement des activités digitales au sein des séquences présentielles pour une expérience d’apprentissage surprenante, riche et efficace dans la durée. Ainsi l’application utilisée au fil de l’eau devient la colonne vertébrale puissante du dispositif et permet de faire le lien avant, pendant et après les temps de regroupement physique. Voici quelques exemples très concrets d’activités digitales réalisées à partir de l’app que nous avons pu expérimenter avec nos clients ou au sein de nos équipes durant des évènements :

  • participer à un Brainstorming collectif autour de questions ouverte : chaque participant propose ses idées, tout le monde vote pour les meilleures
  • organiser un challenge géant avec battle en direct et podium en Live!
  • découvrir du contenu localement grâce à des balises de géolocalisation
  • débloquer du contenu spécifique en scannant un QR code dans des lieux précis
  • donner accès à la suite du parcours grâce à un code obtenu après la réussite d’un défi dans la vraie vie
  • partager ses photos sur un fil dédié pour vivre et revivre l’événement

Nous vous invitons à revoir en image les activités phygitales Teach on Mars que nous avons pu proposer à nos clients-cobayes lors d’une expérience immersive haut en couleur (rouge).

 

*Modèle conçu par Jérôme Wargnier – Alberon Partners