Les 4 piliers de l’apprentissage : un outil au service du mobile learning

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Dans le livre « Apprendre – Les talents du cerveau, le défi des machines », Stanislas Dehaene met en lumière le plus grand talent de notre cerveau : l’apprentissage. Il se trouve que cette connaissance du cerveau humain est un outil pédagogique parfaitement exploité par le mobile learning, afin de rendre l’apprentissage plus facile et pérenne dans le temps. Focus sur les 4 piliers de l’apprentissage et sur leurs applications concrètes dans le cadre du mlearning.

1. L’attention pour un meilleur apprentissage

Le premier pilier de l’apprentissage est donc l’attention. Selon le Cnrtl, l’attention est la « tension de l’esprit vers un objet à l’exclusion de tout autre. Application, concentration.« 

Il vous est sûrement déjà arrivé d’avoir une mémoire « sélective ». Ce n’est pas étonnant puisque l’attention est un mécanisme de filtrage, qui nous permet de sélectionner une information et de déterminer son traitement. L’attention se décompose en trois systèmes attentionnels : l’alerte, l’orientation et le contrôle exécutif.

Ainsi, afin de capter l’attention de vos apprenants, vous devez les garder alertes en proposant le bon niveau de stimuli et un cadre propice à l’apprentissage. Qu’il s’agisse d’un rituel ou d’un lieu dédié à la formation, il faut intégrer surprise et rebondissements pour écarter tout risque de monotonie. Pour éviter toute dispersion, il faut également veiller à créer des outils pédagogiques attrayants, qui permettront aux apprenants de se focaliser uniquement sur la tâche principale.

Sur un smartphone, l’attention est souvent courte car mise à rude épreuve : notifications, passage intempestif d’une app à l’autre, environnement extérieur, etc.. Heureusement, le mlearning permet de créer des activités capables de captiver l’apprenant en peu de temps, mais particulièrement productive en termes d’apprentissage.

C’est tout l’intérêt du microlearning, qui consiste à proposer des modules courts focalisés sur un objectif unique. Les apprenants peuvent ainsi apprendre au moment le plus opportun en fonction de leur planning de travail, permettant de créer de nouveaux moments d’apprentissage, plus courts et dans un cadre moins formel..

Quiz en temps limité, jeu de rapidité et de dextérité, activité de mémorisation sollicitant une concentration accrue… De nombreux outils pédagogiques peuvent vous aider à franchir l’étape décisive de l’attention.

2. L’engagement actif

Le deuxième pilier tourne autour de l’engagement actif, véritable moteur de l’apprentissage.

L’acte d’apprendre suppose, en effet, que le cerveau soit actif et curieux : il formule des hypothèses, qu’il valide ou invalide en fonction des situations rencontrées et des résultats obtenus. Ainsi, pour que l’information soit bien assimilée, il faut que l’apprenant mette en pratique ses connaissances ou ait besoin d’utiliser cette compétence dans sa vie professionnelle (ou personnelle).

Autrement dit, il est impossible d’apprendre efficacement en étant passif : l’action demandée à l’apprenant doit susciter de l’intérêt pour être réellement motivante. L’engagement actif dépend également du plaisir ressenti en réalisant l’activité proposée.

Une formation optimale nécessite donc d’alterner, de façon répétée, l’apprentissage pur et les activités pédagogiques. À l’inverse, une formation sous forme d’exercice imposé ou de cours magistral ne parviendra pas à générer de l’engagement actif chez l’apprenant.

En utilisant le concept de la pédagogie inversée, il est également possible pour le formateur de préparer, à l’avance, des contenus spécialement adaptés pour chaque apprenant. De quoi susciter son intérêt et l’inciter à s’engager, en lui proposant des activités qui ont du sens pour lui.

Dans son catalogue d’activité, Teach on Mars a pris soin de mettre à disposition une ingénierie pédagogique qui permet une réelle mise en pratique des notions apprises.

Le module Exercice, notamment, propose un questionnaire afin de faire l’état des lieux des acquisitions de l’apprenant. En fonction de ces dernières, il recommande également des « défis » à réaliser dans la vraie vie, sous le regard bienveillant et encourageant d’un manager ou d’un coach, par exemple.

3. Les signaux d’erreur et de surprise (ou le retour d’information)

Le troisième pilier peut sembler à contre-courant voire paradoxal, on dit pourtant régulièrement « c’est en se trompant qu’on apprend !« . Oui, l’erreur est aussi de l’apprentissage.

Le cerveau fabrique des modèles mentaux constitués d’hypothèses. L’homme apprend en validant les hypothèses justes et en oubliant les fausses. Dans ce processus, l’erreur est inévitable, mais surtout indispensable pour apprendre.

Les recherches en neurosciences ont d’ailleurs montré que l’incertitude est un phénomène tout à fait normal. Punir les fautes est une démarche contre-productive qui ne fait que nuire à l’apprentissage en augmentant le stress de l’apprenant et en le dévalorisant. À l’inverse, les remarques positives et les encouragements ont un effet bénéfique sur les individus.

Ainsi, au lieu de réprimer l’erreur, mieux vaut inviter l’apprenant à la dépasser. L’auto-formation permet à chacun de se tromper et de recommencer un exercice autant de fois que nécessaire pour bien ancrer ses connaissances. Avec le mlearning, chacun peut progresser à son rythme et revenir sur les notions qui lui posent problème.

Chez Teach on Mars, nous proposons différents types d’activités : certaines dites « d’apprentissage » permettent à l’apprenant d’acquérir à son rythme les notions, en passant le temps nécessaire sur les contenus textes et médias proposés. Là encore, le microlearning permet à chacun d’aborder la formation comme il le souhaite, afin d’apprendre dans les meilleures conditions.

L’apprenant passe ensuite aux activités « d’ancrage« , généralement ludiques, qui vont conforter son acquisition. En effet, la gamification de la formation a pour objectif de proposer une expérience immersive et agréable. Cette approche permet non seulement d’acquérir plus efficacement des connaissances, mais aussi d’associer le savoir obtenu à un souvenir positif. Des clés qui favorisent incontestablement une bonne mémorisation de l’information !

Enfin, les activités « de validation » formelles, ne sont généralement dispensées qu’à la fin du parcours pour contrôler l’acquisition. Elles peuvent, par exemple, prendre la forme d’un quiz récapitulant les compétences clés que l’apprenant doit posséder à l’issue d’un module ou d’un parcours de formation tout entier.

En parallèle de cet apprentissage progressif, nous récompensons les apprenants par un système de points et de badges. Plus l’apprenant a de bonnes réponses, plus il gagne de points et grimpe dans le classement. La persévérance et l’assiduité sont aussi récompensées : à chaque lancement d’une activité (déjà effectuée ou non), l’apprenant gagne de nouveau des points.

Ainsi, on l’incite à se tromper et à recommencer par un renforcement social : obtenir des points permet d’être en tête du podium. Ce type de classement est d’ailleurs une fonctionnalité de social learning particulièrement efficace pour motiver les apprenants à approfondir leur apprentissage, en effectuant des quiz et des jeux pédagogiques.

4. La consolidation des notions apprises

Le dernier pilier, la consolidation permet de clôturer un cycle d’apprentissage.

En effet, la consolidation est capitale pour permettre à notre cerveau de stocker à long terme certaines informations et compétences et laisser de la bande passante, pour tout ce qu’il nous reste à apprendre.

Le cerveau a donc la capacité d’automatiser les tâches qu’un individu sera amené à faire tout au long de sa vie, et qui pourtant lui ont semblé insurmontables à première vue : nous pouvons ainsi marcher, lire ou conduire « machinalement ».

Comment cela fonctionne ? À force de répétition et d’entraînement, les informations traitées par le cerveau humain passent progressivement d’un état conscient à un état inconscient. Les compétences acquises doivent donc être révisées régulièrement pour être consolidées : 3 passages sont d’ailleurs nécessaires pour mémoriser pleinement une information. L’intégration d’une nouvelle habitude, quant à elle, peut prendre plusieurs dizaines de jours.

Ainsi, pour consolider ses connaissances, le cerveau a besoin de répétition, mais aussi de sommeil. Il a été démontré qu’une nuit réparatrice améliore considérablement la mémorisation. Bien entendu, le mobile learning n’a pas le pouvoir de remplacer une grasse matinée. En revanche, la répétition est facilitée par les différentes activités d’association et de mémorisation proposées par la learning app, permettant de faire de l’ancrage mémoriel à long terme.

En maîtrisant ces facteurs universels, communs à l’adulte et à l’enfant, il devient possible d’augmenter notre capacité d’apprentissage. Afin de sublimer ces capacités, quoi de plus simple que de se former avec le m-learning ?

Teach on Mars s’est justement appuyé sur les sciences cognitives pour créer un catalogue complet d’activités qui s’intègrent dans vos parcours de formation. Ainsi, les 4 piliers de l’apprentissage constituent un outil pédagogique à part entière, exploité pour offrir une learning expérience optimale à chaque apprenant.

Notre solution s’adapte à tous les modèles d’apprentissage, mais nous en avons conceptualisé un nommé « ELPA ». Ce cycle s’appuie sur 4 phases (Engage, Learn, Practice et Apply). Durant les 2 premières phases (« EL »), vous pouvez proposer à vos apprenants des activités de positionnement très ludiques pour capter l’attention et ainsi favoriser leur engagement.

Dans les 2 dernières phases (« PA »), vous pouvez vous appuyer sur des jeux de mémorisation et d’association pour mettre en pratique les connaissances et sur des exercices pour mettre en application vos compétences sur le terrain. 

Vous souhaitez en savoir plus sur le modèle ELPA ? Consultez notre article dédié !