Se former aux métiers de l’audiovisuel, de l’Afrique à l’Europe, avec LAFAAAC

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Depuis sa création en 2017, LAFAAAC (L’Académie Franco-Anglophone des Arts Audiovisuels et du Cinéma) repense la formation professionnelle aux métiers de l’audiovisuel et du cinéma, afin de toucher davantage d’apprenants, au Nord comme au Sud, les accompagner et les autonomiser. Plus largement, LAFAAAC souhaite contribuer à la montée en compétences des professionnels et à la structuration des filières de l’audiovisuel, notamment en Afrique. Pour répondre aux besoins de formation de ce continent, en pleine transformation digitale, LAFAAAC apporte une vision disruptive, en proposant d’une part, une offre de formation innovante, accessible partout et à tout moment, et en remettant d’autre part, l’individu, ses compétences et sa pratique concrète, au centre du processus de formation.

Logo LAFAAAC

Un projet original, qui dépasse les frontières métiers et géographiques habituelles

 LAFAAAC est née de la rencontre entre Olivier Pascal (Directeur Général), François Catala (Directeur de la pédagogie et des Relations institutionnelles) et Julien Bœuf (Directeur des Contenus & des Partenariats), qui ont souhaité à la fois surmonter le déficit de formations dans le secteur de l’audiovisuel en Afrique, et apporter une offre disruptive et inclusive, basée sur l’expérience digitale. La société a pour objectif d’offrir par le digital les formations destinées à l’ensemble des métiers techniques et artistiques qui concourent à la fabrication d’un objet audiovisuel (de l’écriture à la postproduction, en passant par le maquillage ou l’éclairage).

LAFAAAC présente la particularité d’adresser, d’une part, les besoins de formations de toute une filière, et d’autre part, un marché ouvert dans une logique Sud-Nord peu commune : commencer par l’Afrique Francophone et Anglophone, et ensuite élargir à d’autres pays en voie de développement et aux pays occidentaux. Le périmètre de ce projet est très vaste par rapport à la majorité des universités habituelles, qui visent plus classiquement des métiers particuliers ou des collaborateurs internes à une entreprise.

Un marché large, avec une grande variété d’apprenants

Les populations visées sur le marché africain sont très atomisées mais facilement adressables par une offre en ligne. La cible géographique est large car elle englobe l’Afrique sub-saharienne francophone et anglophone, du Sénégal au Kenya, en passant par le Nigéria et le Rwanda ! Le projet démarrera au Bénin en 2019, dans le cadre du lancement de la smart city Sèmè City. LAFAAAC estime à au moins 2 millions le nombre d’apprenants potentiels dans la région, dont près de la moitié rien qu’au Nigéria. Il est néanmoins difficile d’obtenir des chiffres consolidés sur le nombre de professionnels sur le continent, ces derniers exerçant souvent plusieurs activités de manière informelle.

Au Nord, les profils sont là aussi hétérogènes. Sur le seul marché français, LAFAAAC vise plus de 300 000 apprenants. Ils appartiennent tantôt au secteur public, tantôt au secteur privé, certains sont indépendants et ont le statut d’intermittents du spectacle, d’autres sont salariés de grands groupes intégrés (chaînes de télévision, audiovisuel public qui emploie plus de 20 000 personnes, entreprises dans le cinéma comme Pathé, Gaumont, …).

Les besoins sont donc très divers. « Il peut s’agir pour certains de reconversion professionnelle, par exemple un ébéniste et un électricien qui souhaitent travailler respectivement comme décorateur pour une émission ou comme électro sur un plateau… et pour d’autres, de formations plus classiques, pour acquérir les compétences et connaissances de base d’un métier, ou encore développer ces fameuses « compétences douces » et comportementales, si importantes dans un secteur où l’interpersonnel joue énormément. Il faut donc proposer une large palette de formations métiers, techniques et corporate, pour couvrir les demandes de formations initiales et continues, afin d’améliorer les compétences et la polyvalence » confie François Catala. Ces formations visent clairement à améliorer l’employabilité des apprenants et à les rendre opérationnels très rapidement sur le marché de l’emploi.

application lafaaac

Une forte appétence en Afrique pour les formations audiovisuelles et une offre qui peut être largement enrichie

La consommation de contenus audiovisuels est forte en Afrique, mais le volume de production locale de qualité y est encore faible, alors qu’elle rencontre de forts succès. L’appétence pour les métiers de l’image, de la production ou de la narration y est donc très élevée. Les besoins sont accentués par le passage généralisé à la TNT et la volonté des populations et des pouvoirs publics africains de se réapproprier leur espace audiovisuel. Pour autant, l’offre de formation pour les métiers de ces filières est parcellaire, souvent incomplète (en termes de contenus ou de couverture géographique), et pas encore totalement tournée vers le digital.

Le choix du mobile learning pour répondre aux contraintes du marché africain

Il est indispensable d’adresser le marché africain via le mobile, où le taux d’équipement de la population en smartphones est très élevé et celui des PC relativement faible. Il est également nécessaire de pouvoir proposer des contenus de formation accessibles hors connexion, pour permettre aux apprenants de continuer à apprendre en dehors des centres urbains.

L’équipe de LAFAAAC s’est donc naturellement tournée vers le mobile learning. Après un benchmark des différents acteurs du secteur, elle s’est tournée vers Arthur Choukroun, Fondateur et Formateur chez Skillsday (dont Teach on Mars est le partenaire de mobile learning), pour déployer son offre de formation en blended via leur application. Pour François Catala, « nous avons trouvé chez Skillsday un soutien très utile pour la conception de nos pilotes, une bienveillance ainsi qu’une réelle valeur ajoutée en termes d’ingénierie pédagogique. La solution de Teach on Mars, sur laquelle Skillsday s’appuie notamment, présente une expérience utilisateur très agréable et ergonomique. Elle est parfaitement adaptée au marché africain. »

Le modèle de la « pédagogie inversée » appliqué au mobile learning

LAFAAAC associe le mobile learning à des sessions de travaux dirigés, classes virtuelles, coaching en ligne, mais aussi des ateliers pratiques en présentiel, en s’appuyant sur les principes de la pédagogie inversée. « La théorie, la mise en contexte des connaissances et les formations métiers reposent sur le digital, en respectant le rythme des apprenants, qui décident où et quand ils veulent apprendre sur leur device mobile. La théorie peut s’accompagner d’exercices pratiques, à réaliser de manière autonome mais supervisés, notamment dans le cadre de classes virtuelles. Les sessions en présentiel sont exclusivement consacrées aux gestes professionnels et à la mise en pratique collective avec un formateur » précise François Catala.

La conception de cette offre passe par de nouveaux partenariats structurants. Le premier repose sur une association forte avec un des acteurs majeurs en France de la formation dans les médias, intéressé par la dimension internationale et agile de LAFAAAC. Un autre partenariat important porte sur la conception d’une plateforme globale, dédiée aux métiers de l’audiovisuel, interconnectée avec Teach on Mars, permettant de porter l’ensemble de l’offre pédagogique de LAFAAAC, et qui va être codéveloppée avec une école reconnue dans les métiers du web et du digital. Enfin, « nous développons bien sur des partenariats localement en Afrique, avec des professionnels, des diffuseurs et des organismes existants, pour étoffer notre offre en présentiel, avec notamment la formation de formateurs ».

LAFAAAC a conçu un parcours pédagogique pilote dédié au maquillage de cinéma. Celui-ci intègre des explications théoriques, des vidéos illustrant la pratique professionnelle, ainsi que des activités de gamification et d’ancrage, avec un résultat très qualitatif. Selon François, « l’utilisation de différents médias comme la vidéo, le son, l’infographie, le motion design et le texte permet de capter et maintenir l’attention des apprenants. »

activites et cours app lafaaac

Un format synthétique bénéfique pour les apprenants

Teach on Mars présente une « contrainte vertueuse » selon François Catala. « Il faut être suffisamment synthétique pour tenir dans les clous, ou plus exactement dans les cartes. C’est contraignant mais ça oblige à être précis et économe en mots pour transmettre les messages clés et remplir l’objectif pédagogique. C’est finalement vertueux pour les apprenants et les ingénieurs pédagogiques. »

Un amorçage prometteur, avec de belles perspectives de développement futur

La jeune entreprise a effectué un premier tour de financements début 2018 et vise une levée plus substantielle fin 2018 / début 2019. Elle a récemment reçu la commande d’un gouvernement africain, afin de délivrer une vingtaine de parcours de formations d’ici au printemps 2019 et des notes d’intérêts émanent de plusieurs pays francophones et anglophones. Elle compte étoffer son offre de formations avec de nombreux autres parcours pédagogiques autour des métiers de l’audiovisuel et adapter toujours plus les formations aux attentes des apprenants.

Note éditoriale : les martiens souhaitent bonne chance à l’équipe de LAFAAAC dans son ambitieux projet et espèrent qu’il rencontrera tout le succès escompté !

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Sur l'auteur

Clotilde Hullin

Après 15 ans passés dans le marketing et la communication au sein de groupes internationaux, Clotilde fait rayonner Teach on Mars en tant que Brand Marketing & PR Officer.

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