Question d’évaluation

Nov 25, 2014 | Conseil formateur

Le quiz est une des techniques les plus courantes d’évaluation : il permet une correction des épreuves à la fois rapide, uniforme et objective. Il est particulièrement adapté à l’enseignement à distance, sous toutes ses formes.

Aux Etats-Unis, il est institutionnalisé depuis 1926 où l’examen national d’admission à l’Université, le Scholastic Aptitude Test ou SAT, a pris cette forme. En France, il est introduit en 1960 dans les facultés de médecine.

Malgré sa large utilisation dans l’enseignement, le quiz fait encore débat aujourd’hui : il serait adapté à l’évaluation d’informations factuelles mais pas à celle de connaissances d’un plus haut niveau cognitif.

Cependant, cette critique est plus souvent à attribuer à un défaut de construction du quiz plutôt qu’à ses capacités intrinsèques.

En effet, écrire un bon quiz n’est pas trivial : il faut s’attarder sur ses objectifs, les connaissances à couvrir, les énoncés des questions, leur cohérence, les propositions de réponse… Quelles règles appliquer à chacun de ces éléments pour obtenir un quiz efficace ?

Embrasser toute cette problématique en un seul article serait présomptueux. Commençons donc par ce qui est souvent considéré comme le cœur du quiz, les questions elles-mêmes. Voici 5 conseils d’écriture essentiels, illustrés d’exemples de type Vrai ou Faux.
1

L’énoncé de la question utilise un langage simple et clair, de sorte que l’apprenant ne risque pas de mal interpréter la question. En particulier, éviter les doubles négations.
Non : « Le 1er janvier 2000 n’est pas la date à laquelle le 3ème millénaire a commencé. »
Oui : « Le 1er janvier 2001 était le 1er jour du 3ème millénaire. »
2

L’énoncé de la question n’induit pas de jugement de valeur ni d’approximation. La réponse ne peut être qu’objective.
Non : « Mickael Jackson était meilleur danseur que chanteur. »
Oui : « Mickael Jackson a vendu plus d’un milliard d’albums. »
3

Chaque question doit se suffire à elle-même. Un énoncé ne doit pas faire référence à une autre question, ni donner un indice qui pourra être utilisé plus tard.
Non : « Parmi ce milliard, quel est l’album le plus représenté ? »
Oui : « Quel album de Mickael Jackson a totalisé le plus de ventes ? »
4

Eviter les acronymes, les abréviations et le jargon, à moins qu’ils ne soient une évidence pour la population évaluée.
Non : « Selon la procédure, lors d’une panne du LMS, le gouverneur fédéral doit être immédiatement averti. »
Oui : « Selon la procédure, lors d’une panne de l’aéroport de Louisville-Winston, le gouverneur fédéral doit être immédiatement averti. »
5

Bien sûr, l’énoncé doit poser une seule question, de sorte que le choix de la réponse doit porter sur un critère unique.
Non : « La presbytie est un trouble de l’oeil gênant la vision de loin qui peut ne pas être corrigé. »
Oui : « La presbytie est un trouble de l’oeil qui gêne la vision de loin. » et « La presbytie est un trouble de l’oeil qui ne peut pas être corrigé. »

N’hésitez pas à nous indiquer vos bonnes pratiques en commentaires !


Pour aller plus loin :