L’application Teach on Mars évolue

L’application Teach on Mars évolue

Si l’application Teach on Mars est installée sur votre téléphone (nb : dans le cas contraire, c’est le moment de le faire !), vous avez peut-être constaté quelques changements durant l’été… Nous vous expliquons tout !

Une application désormais dédiée à nos clients “Pro”

Voilà déjà plus de 5 ans que Teach on Mars accueille des apprenants du monde entier sur son application. Au-delà de notre offre « Enterprise » plébiscitée par la plupart de nos clients pour sa marque blanche, notre offre “Pro” offrant un espace dédié dans l’application Teach on Mars fait de plus en plus d’adeptes.

Face à cette croissance, nous avons décidé de dédier entièrement cette application à nos clients en la rebaptisant « Learn on Mars », d’après le tout premier produit que nous avons lancé en 2013.

learn on mars grey icon

L’accès à l’application “Learn on Mars” est donc désormais réservé aux clients de notre offre “Pro” qui l’utilisent pour former leurs populations apprenantes.

Une nouvelle application pour mieux former et se former

Pas d’inquiétude ! Nous souhaitons toujours permettre à tous ceux qui le souhaitent de tester notre solution, de découvrir notre bibliothèque riche de centaines de contenus, de participer à des quizz et des jeux concours, ou de profiter de nos conseils digital learning. Pour cela, une nouvelle application Teach on Mars voit le jour !

new tom app 2021

Celle-ci, disponible au début du mois de septembre, vous permettra de retrouver vos contenus préférés mais aussi toutes nos nouveautés, les tendances Mobile Learning, et notre Learning Station.

Téléchargez-la vite en scannant ce QR Code :

qr code tom app

Si vous possédiez un compte sur notre application historique, vous pouvez vous connecter à la nouvelle application avec votre adresse email en cliquant simplement sur “mot de passe oublié”. (Pour des raisons de sécurité, nous n’avons pas récupéré les mots de passe.)

Si vous n’avez pas encore de compte, c’est le moment d’en créer un !

login teach on mars app

Nous sommes heureux de pouvoir offrir de meilleures solutions et contenus et de vous voir toujours plus nombreux à nos côtés dans cette aventure intergalactique.

[Save the Date] La Learning Week de Teach on Mars : un panorama concret des grandes tendances 2021

[Save the Date] La Learning Week de Teach on Mars : un panorama concret des grandes tendances 2021

Du 21 au 25 juin, l’équipe Teach on Mars vous convie à un événement inédit et 100% digital : la Learning Week ! Au programme, une semaine de conférences, de retours d’expérience et de partages de bonnes pratiques… le tout dans la bonne humeur et la douceur estivale.

Une semaine pour faire le tour des tendances actuelles et à venir !

Depuis plus d’un an, les cartes de la formation en entreprise ont été une fois de plus rebattues. Une crise sanitaire mondiale aura été nécessaire pour que des alternatives protéiformes à la formation présentielle émergent de façon durable et efficace. Si certaines entreprises avaient déjà opté pour des dispositifs multimodaux, d’autres ont dû s’adapter rapidement et proposer à leur collaborateurs, et plus globalement à leur écosystème entier, des approches nouvelles.

Or, la formation digitale ce n’est pas nouveau, vous êtes bien placé pour le savoir, ce qui est nouveau c’est que le distanciel s’est généralisé et qu’il faut maintenant rivaliser de créativité et d’originalité pour marquer les esprits. Comment créer de l’engagement autour de la formation digitale – c’est la question fondamentale à laquelle nous répondrons avec plusieurs ingrédients : la gamification, l’émotion, la communauté, le format blended !

Chaque jour pendant une semaine, un expert martien animera une conférence d’1h sur différentes thématiques :

  • Lundi 21 juin – Épisode #1 : L’émotion comme facteur d’engagement initial et d’ancrage pédagogique.
  • Mardi 22 juin – Épisode #2 : Créer une culture d’apprentissage pour augmenter l’engagement de vos collaborateurs et leur performance !
  • Mercredi 23 juin – Épisode #3 : Le social learning ou comment les réseaux sociaux inspirent les usages en mobile learning.
  • Jeudi 24 juin – Épisode #4 : Le Blended Learning c’est bien, vu par les clients de Teach on Mars c’est encore mieux !
  • Vendredi 25 juin – Épisode #5 : Apprendre est un jeu : les applications mobiles et video games.

Chaque session du matin sera complétée l’après-midi par Anissa, notre Cosmic Trainer qui vous donnera rendez-vous dans l’application Teach on Mars pour faire vivre le débat et apporter des regards complémentaires.

Vous êtes client Teach on Mars et cet événement vous intéresse ? Vous recevrez très prochainement toutes les informations nécessaires pour vous inscrire. Et parce qu’on aime en faire profiter tout le monde, les épisodes #3 et #5 seront ouverts à tous.

S'inscrire à l'épisode #3
S'inscrire à l'épisode #5
Coup d’oeil sur la malédiction du savoir, le biais cognitif du formateur

Coup d’oeil sur la malédiction du savoir, le biais cognitif du formateur

Autrement appelée malédiction de la connaissance, la malédiction du savoir est un biais cognitif qui intervient lorsqu’une personne délivre une information à une autre personne tout en considérant (souvent à tort) que cette personne possède les mêmes connaissances que lui.

 

Avant d’aller plus loin…

Avant d’explorer le concept de malédiction du savoir, posez-vous ces 3 questions simples :

  • en tant qu’apprenant êtes-vous déjà resté figé devant un cours en vous disant : “Waouh il me parle martien…
  • en tant que formateur.trice avez-vous déjà eu du mal à transmettre une notion parce que le vocabulaire que vous aviez employé nécessitait déjà un premier niveau de savoir ?
  • en tant que formateur.trice , vous êtes-vous déjà senti démuni.e face à l’incompréhension de votre apprenant et face à votre propre capacité à vous (re)mettre à sa place ?

 

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.e !

Ce concept énoncé pour la première fois par Robin Hogarth en 1986 (Curse of knowledge) adresse la difficulté d’une personne ayant acquis un savoir “de faire marche arrière”, c’est-à-dire, de se souvenir de son état avant de savoir. Prenons un exemple concret, le fameux “Où est Charlie ?”, tant que vous ne savez pas où Charlie se cache, il semble totalement absent et impossible à trouver. Une fois que vous l’avez trouvé, il devient difficile d’imaginer combien il est invisible pour les autres et ça en devient parfois même frustrant.

illustration ou est charlie malediction du savoir

 

La formation et l’éducation, les deux grandes victimes

”Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants… Mais peu d’entre elles s’en souviennent.” Antoine de Saint Exupéry. Ainsi vous l’aurez compris, il est particulièrement difficile de se souvenir des difficultés que l’on a rencontrées avant de maîtriser un sujet ou un outil. Sans pouvoir se mettre à la place de l’apprenant, il est compliqué pour le formateur d’accompagner de façon optimale, d’alerter ou d’indiquer certains éléments importants pour l’apprenant.

Faisons une expérience, imaginons que vous n’ayez plus Internet sur votre ordinateur et que vous souhaitiez régler le problème.
Voici ci-dessous, une partie d’un tutoriel trouvé en faisant une recherche rapide :

Entre 0 et 5, quelle note donneriez-vous à la compréhension de cette partie du tutoriel ? Personnellement je donnerais 4/5 !

Voici maintenant une autre partie du même tutoriel :

Entre 0 et 5, quelle note donneriez-vous à la compréhension de cette partie du tutoriel ? Personnellement je donnerais 2/5 !

Maintenant, posons-nous quelques questions sur la réponse apportée :
En considérant la question “J’ai un problème de connexion Internet, comment régler le problème ?”, peut-on deviner le niveau de l’apprenant ?

  • Si oui, peut-on considérer que la réponse est adaptée au niveau sous-entendu de l’apprenant ?
  • Si non, peut-on considérer que la réponse est adaptée à tous les niveaux ?
  • A-t-on répondu à la question ? La réponse est-elle satisfaisante ?

En fonction des notes que vous avez attribuées plus haut, auriez-vous donné la même note si vous étiez une personne de 12 ans ou de 70 ans ? Tant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre.

 

La formation au service de l’apprenant

Sachez que vous ne pourrez pas passer outre cette malédiction. Il va donc falloir travailler en ayant conscience de ce biais cognitif. Nous vous proposons quelques bonnes pratiques à mettre en place pour limiter ses effets.

  • Indiquez les pré-requis nécessaires. Vous créez un contenu dont le niveau n’est pas débutant, indiquez les connaissances nécessaires pour suivre le parcours dans de bonnes conditions.
  • Adaptez le vocabulaire et le niveau de la formation à votre cible apprenante. Vos apprenants ne peuvent pas se concentrer sur le vocabulaire et les éléments à apprendre. Ainsi, prenez l’habitude de lier une expression connue au nouveau concept.
    Exemple : La plateforme aussi appelée le Mission Center, le Mission Center (la plateforme, le back office)…
    Si la population apprenante est hétérogène, optez pour le combo :
    • lexique
    • rappel des bases
    • lien vers une formation annexe
      Exemple : pour ce parcours vous devez maîtriser les notions d’adresse IP, de VPN… Si vous ne maîtrisez pas ces sujets, nous vous invitons à suivre le parcours “débuter en informatique”.
  • Faites tester vos contenus par un échantillon de la population. L’essentiel étant de tester sur une population qui possède le même niveau de compétence que la cible. Récupérez les retours de cette cible et ne jugez pas leurs feedbacks, rappelez-vous, la malédiction du savoir biaise votre appréciation.

Grâce à ces différents éléments vos apprenants n’ouvriront que du contenu pertinent tandis que vos taux de complétion et de fidélisation seront boostés. De même, le maillage entre les différents niveaux de formation mettra en avant d’autres parcours pour toujours plus de fluidité.

Concrètement dans une formation sur Teach on Mars:

  • vous étoffez la description de votre formation avec les objectifs et les prérequis
  • vous utilisez la Toolbox pour insérer un lexique en annexe de votre parcours
  • vous utilisez un Mobile Course en début de parcours pour revoir les bases ou vous insérez dans vos activités une carte de rappel.
  • vous indiquez à la fin d’un parcours un lien (activité Weblink) vers une formation d’un niveau plus élevé ou d’une thématique liée
Apprendre et traiter l’information autrement avec le chunk !

Apprendre et traiter l’information autrement avec le chunk !

Connaissez-vous le chunk, ce phénomène cognitif qui a pour but de favoriser la mémorisation de plusieurs informations en leur donnant un sens ? Découvrez son rôle dans l’apprentissage avec Anissa, Cosmic Training Coordinator chez Teach on Mars.

 

Le chunk c’est quoi ?

Je vous propose de le découvrir via une petite expérience. Pour cela je vais vous partager mon mot de passe et vous proposer de le retenir :

mot de passe article apprendre avec chunk

Vous avez 30sec pour essayer de le mémoriser. Tic, Tac…

Comment vous y-êtes vous pris pour retenir l’information ? Il y a de grandes chances que vous ayez utilisé la méthode du chunk autrement appelée le découpage séquentiel. Cette méthode, souvent utilisée de manière inconsciente, vous permet de rendre une information plus digeste en la découpant en unités de sens.

Ainsi pour notre mot de passe, nous allons découper l’information en plusieurs morceaux :

decoupage mot de passe apprendre avec chunk

Parce que vocalement ces informations ont un SENS, elles sont plus faciles à retenir !

On aura tendance à faire la même chose avec une série de chiffres telle qu’un numéro de téléphone, le numéro de sécurité sociale. Ainsi, le chunk est une méthode de découpage de l’information pour faciliter la mémorisation en créant du sens. C’est Georges Miller qui définit ce concept en 1956 : il constate que l’Homme a une limite dans le traitement des informations qui lui parviennent. Cette limite évolue en fonction du type d’informations proposées. On parle d’une limite de 7 unités (à plus ou moins 2).

L’information à retenir est plus simple à mémoriser si elle est déjà connue de l’apprenant, ainsi Miller qualifie de chunk une unité d’information qui se distingue parce qu’elle a du sens. L’unité de sens connue est récupérée dans la mémoire à long terme et permet d’accéder à l’information plus rapidement et facilement.

Si nous reprenons un exemple un peu similaire, la série de lettre AYSNCFPPSOSUI propose a minima les unités de sens suivantes :

AY SNCF PP SOS UI

Ainsi au lieu de retenir 13 lettres, vous retenez 5 groupes dont au moins 2 ont un sens, l’expérience personnelle permet à l’apprenant d’en créer d’autres (PP pour pépé, UI pour User Interface…).

media article apprentissage chunk

Cette méthode mnémotechnique permet de pousser les limites de l’apprentissage ou au moins de la mémorisation.

 

Pourquoi le chunk est-il important dans l’apprentissage ?

La mémorisation est un vrai sport : avec de l’entrainement vous pouvez devenir un champion de l’apprentissage. Ainsi vos apprenants pourraient, comme Akira Haraguchi ou Rajveer Meena, retenir plus de 70 000 décimales de Pi.

decimales pi apprentissage chunk

D’un point de vue plus pragmatique, comprendre cette méthode vous aide à comprendre comment l’apprenant apprend et vous aide donc à concevoir votre contenu pour que celui-ci soit le plus facile à appréhender.

 

Accompagner l’apprentissage avec le découpage séquentiel

Mais comment utiliser cette information dans la conception de parcours de formation ? Quelques indices se dessinent autour du concept du chunk : en rendant une information plus digeste, vous aidez votre apprenant à mémoriser. Il faudra donc aller droit au but. Sur les 5 unités que votre apprenant peut retenir, faites en sorte qu’il choisisse celles qui sont essentielles, mettez donc en exergue les contenus les plus importants. Pour cela :

  • mettez en gras les mots-clés, utilisez des majuscules
  • répétez et reformulez les idées clés
  • supprimez toutes les informations superflues et éviter de trop en dire

Avec Teach on Mars :

  • Vos Mobile Course ne contiennent pas plus de 10 cartes.
  • 4 informations clés maximum par carte
  • Vous utilisez vos cartes de transition pour indiquer que vous passez à une nouvelle idée.
  • Vos activités d’ancrages ne portent que sur l’essentiel, en faisant l’activité de jeu l’apprenant doit comprendre les informations qu’il doit absolument connaître.

 

Découpez votre contenu par idées clés afin de créer ces unités de sens, évitez au maximum de former sur plusieurs éléments différents à la fois. Structurez votre contenu pour que le plan soit facile à mémoriser : si le plan de la formation est clair, une bonne partie du travail est déjà accompli.

  • Utilisez des titres qui ont du sens, plutôt que des titres qui ont du style.
  • Aidez votre apprenant à séquencer en utilisant des numérotations et des puces.
  • Proposez toujours un récapitulatif concis des informations à retenir.


Illustrez
vos propos. Consciemment ou inconsciemment, l’apprenant essaie toujours de rendre l’information plus concrète, pour cela, il se crée une image, trouve un exemple concret ou une histoire. Pour les sujets plus techniques ou les listes, il essaie de créer des moyens mnémotechniques.

  • Proposez-leur votre propre moyen mnémotechnique (Mais où est donc Ornicar ? Sohcahtoa, ELPA…)
  • Faites usage du schéma, du tableau, de l’infographie sans modération (ou presque)
  • Proposez des visuels pour illustrer une idée. Vous connaissez la technique de mémorisation dite du palais mental* ? En illustrant vos propos vous aidez l’apprenant à ranger l’information dans son palais mental.

Gardez donc en mémoire que vos apprenants ont besoin de clarté autant sur le fond que sur la forme. En comprenant le fonctionnement et l’intérêt du découpage séquentiel ou encore du palais mental*, vous rendez vos contenus plus efficaces.

*technique de mémorisation qui consiste à créer un lieu mental pour y stocker des informations grâce à des combinaisons d’idées… peut-être le sujet d’un prochain article ?

Créer la surprise, pépite de l’apprentissage.

Créer la surprise, pépite de l’apprentissage.

L’effet de surprise en formation, vous l’avez testé ? C’est pourtant un merveilleux moyen d’améliorer la rétention d’informations ! Pour renforcer l’apprentissage, il est important de tenir vos apprenants en haleine, de les rendre actifs. En créant la surprise, vous les incitez à être actif et à adhérer au(x) concept(s).

 

La surprise !?

Rien de surprenant si nous commençons cet article par la définition de la notion de surprise : « État de quelqu’un qui est frappé par quelque chose d’inattendu » (Source : Larousse). Vous l’aurez compris en lisant la définition, la surprise est plus liée aux effets qu’elle provoque qu’à son acte en lui-même. La surprise est une émotion. Pour être plus précis, la surprise est une des 6 émotions primaires et universelles, au même titre que la joie, la peur, la tristesse, la colère et le dégoût (Paul Ekman). Comme toutes ces émotions, la surprise est éphémère et possède une infinité de subtilités. Ainsi dans le champ de la surprise nous pourrons retrouver l’ébahissement, l’émerveillement, l’étonnement, l’impatience… autant de leviers qui peuvent nous servir dans le cadre de l’apprentissage.

fille surprise formation mobile learning

 

La surprise et la pédagogie

La surprise a donc un rôle à jouer dans la pédagogie mais pourquoi et comment ? C’est assez simple à comprendre. La surprise a pour effet de heurter ce que l’apprenant croit savoir au bénéfice de ce qu’il découvre, elle a un effet heuristique. “La surprise associée à l’étonnement est, selon Socrate et Aristote, le point de départ de la connaissance”. Cet effet va provoquer le questionnement, la remise en question, tant d’éléments qui ré-amorcent la curiosité et donc l’engagement de votre apprenant. Elle va aussi permettre une meilleure mémorisation : face à l’effet de surprise, l’apprenant va devoir faire appel à tous ses sens et à toute sa concentration pour analyser l’élément inattendu. Le doute déclenche ainsi un processus cognitif aidant à la mémorisation.

Exemple : “Je n’oublierai jamais mon prof de français de 5ème. Il inventait les dictées à la volée, dont nous, ses élèves, étions les protagonistes. Je me rappelle l’impatience et l’adrénaline de découvrir qui seraient ses cibles, et quelle aventure il leur ferait vivre, selon son humeur. Il m’a appris à apprécier notre belle langue française, malgré ses difficultés, mais aussi l’humour et l’autodérision. » Fabienne, Support héroïne.
→ Ainsi en intégrant l’élève dans l’histoire, le professeur surprend, remobilise et permet un ancrage mémoriel optimisé.

 

La surprise comment ?

On distingue 3 types de surprise :

  • le cadeau : tenez, on vous offre quelque chose → plutôt orienté contenu
  • l’expérience : vivez ce moment unique avec nous → plutôt orienté contenant
  • le message : vous partagez une information mémorable → plutôt orienté signifiant

Optez pour une surprise qui puisse comporter ces trois éléments.

Exemple : Une collègue nous raconte qu’un de ses moments les plus mémorables en formation ne date pas d’il y a si longtemps. Elle a suivi une formation de plusieurs jours sur le management et le feedback. Toute la formation lui a permis d’appréhender ce qu’est un bon feedback, en quoi cela est essentiel en management et en quoi un retour constructif peut servir le collaborateur. Le dernier jour, le formateur distribue à chaque apprenant une enveloppe. Cette enveloppe contenait un message manuscrit de leur manager direct. En effet, chacun des managers des participants avait reçu pour mission d’écrire un feedback sur le travail de l’apprenant. La surprise et l’émotion sont au rendez-vous quand les participants prennent ce temps, seuls, de découvrir un moment de vérité et une recontextualisation de l’objectif de cette formation alors qu’ils ne s’y attendaient pas du tout.
→ L’enveloppe et son message représentent le cadeau, la rareté de ce type de moments fait vivre une véritable expérience tandis que le contenu du message donne tout son sens à la formation.

En bref, intégrer la surprise comme pilier de votre animation vous permettra de capter l’attention, de renouveler l’intérêt et l’engagement, et de créer des points d’ancrage mémoriel.

 

Les moments pour surprendre

Surprendre durant la phase de découverte, ou la phase de conclusion d’une session de formation

Notons bien que la surprise s’oppose à la notion de confort et de sécurité. Pourtant il est essentiel de mettre en confiance l’apprenant pour qu’il puisse assimiler une nouvelle information sereinement. Ainsi, ces moments doivent intervenir à des étapes de la session d’apprentissage tel que l’introduction ou la conclusion.

On optera pour la phase de découverte pour créer la surprise, pour créer un effet « wouah » ou pour déconstruire une idée : un rituel de présentation qui va impressionner, un fait étonnant sur un concept, une vérité inconnue… bref, tous les éléments qui attisent la curiosité et qui questionnent vos apprenants. Dans la pédagogie Freinet par exemple, la découverte est un moment spécifique de l’apprentissage qui va permettre le tâtonnement expérimental.

Autre option, durant la phase de conclusion. Le concept est acquis et vous souhaitez :

  • démontrer une limite du concept, une exception
  • mettre en conditions réelles
  • aller plus loin

La surprise est un bon levier pour cela et vous permettra d’ancrer la notion apprise notamment en passant de l’étape de l’apprentissage de la ‘norme’ à l’étape de la gestion de ‘l’exception’.

Exemple concret : Les formateurs de la NASA diffusent le film Armaggedon à leurs futures recrues afin que ceux-ci notent un maximum d’incohérences sur le film. Aujourd’hui le meilleur candidat a pu noter 168 erreurs pour 2h30 de film. Pas mal non ?

Une expérience surprenante pour fidéliser et créer un sentiment d’appartenance

La routine peut être un élément particulièrement important pour créer des lieux communs, des expériences partagées… Chaque année vient l’heure des vacances d’été, d’Halloween, des fêtes de fin d’année… Appuyez-vous sur les codes existants pour sortir du cadre. De la même manière que vous pouvez choisir un fond thématique dans votre formation en web conférence, proposez aussi un univers graphique étonnant dans vos formations mobiles, à l’occasion d’une fête du calendrier ou d’un événement important dans votre entreprise.

Vous pouvez bien sûr aller encore plus loin en proposant des animations spécifiques sur votre application : calendrier de l’Avent grâce au microlearning, escape game, chasse au trésor, énigme …

Exemple : “Yusuke Imai et Ayami Moteki, la peinture sans nom”. Avez-vous déjà entendu parler de la peinture sans nom ? Les artistes Yusuke Imai et Ayami Moteki du studio Uma Moteki ont mis en place une palette de peinture dépourvue des noms des couleurs, elle permettrait de stimuler sa créativité, mais nous noterons qu’elle permet aussi et surtout d’apprendre la composition des couleurs secondaires et tertiaires. Vous en conviendrez un moyen surprenant d’apprendre !

Un lancement de projet digne d’un blockbuster

Vous devez amorcer un changement difficile pour les apprenants, vous devez former sur un sujet pas forcément ‘sexy’, vous devez recruter vos apprenants sur un outil, une pratique ou un nouveau process ? À défaut d’attirer par le fond, n’hésitez pas à soigner la forme. À l’image du Groupe BPCE et de leur Escape Game sur la cybersécurité, vous allez pouvoir, grâce à l’application, gamifier des sujets complexes et rendre mémorables des notions qui pourraient paraître a priori obscures ou trop denses.

Exemple 1 :

Exemple 2 : Un de nos clients nous raconte que lors de la mise en place du nouveau référentiel de compétences dans son entreprise, ils se sont retrouvés face au défi de former 200 responsables RH à ces nouvelles compétences. Il a donc opté pour l’effet de surprise. Le séminaire d’une journée s’est transformé en une véritable aire de jeux où chaque atelier a permis d’apprendre des éléments de ces compétences par le biais de la pédagogie gamifiée : “qui est qui ?” ou encore du “jeu de l’oie” des objections.
→ Cette surprenante journée aura permis de démystifier le projet et d’acquérir les notions à savoir en s’amusant.